Chirurgie avec ou sans docétaxel et leuprolide ou goséréline dans le traitement de patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à risque élevé

Titre officiel

Étude de phase III randomisée du docétaxel et d’un traitement anti-androgénique néoadjuvants avant une prostatectomie radicale versus une prostatectomie radicale immédiate chez des patients atteints d’un cancer de la prostate cliniquement localisé à risque élevé

Sommaire:

JUSTIFICATION : Les médicaments utilisés pour la chimiothérapie, comme le docétaxel, agissent de différentes façons pour bloquer la multiplication des cellules cancéreuses, soit en les tuant soit en les empêchant de se diviser. Les androgènes peuvent favoriser la multiplication des cellules tumorales de la prostate. Un traitement antihormonal, par exemple par la goséréline et le leuprolide, peut empêcher les glandes surrénales de produire les androgènes. L’administration de docétaxel et de leuprolide ou de goséréline avant la chirurgie pourrait réduire la taille de la tumeur ainsi que la quantité de tissus normaux à exciser. On ignore encore s’il est plus efficace d’administrer du docétaxel et du leuprolide ou de la goséréline avant la chirurgie que de recourir uniquement à la chirurgie pour traiter les patients atteints d’un cancer de la prostate.

BUT : Cet essai randomisé de phase III vise à comparer l’efficacité du docétaxel et du leuprolide ou de la goséréline lorsque ces médicaments sont administrés avant une chirurgie à celle de la chirurgie employée seule pour traiter les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à risque élevé.

Description de l'essai

Critère d’évaluation principal :

  • Taux de survie sans progression biochimique à 3 ans (SSPb).

Critères d’évaluation secondaires :

  • Taux de SSPb à 5 ans et SSPb.
  • Délai avant la récidive locale clinique.
  • Délai avant l’apparition de métastases.
  • Effets toxiques inacceptables.
  • Survie sans récidive du cancer de la prostate.
  • Progression de la maladie.
  • Survie globale.
  • Décès.

OBJECTIFS
Principal

  • Comparer le taux de survie sans progression biochimique (SSPb) à 3 ans chez des patients atteints d’un cancer de la prostate cliniquement localisé à risque élevé traité par prostatectomie radicale avec ou sans chimiohormonothérapie néoadjuvante consistant en l’administration de docétaxel et d’un traitement anti-androgénique par l’acétate de leuprolide ou la goséréline.

Secondaires

  • Comparer le taux de SSPb à 5 ans, la SSPb, la progression de la maladie, la survie sans récidive et la survie globale des patients traités par ces schémas.
  • Déterminer l’innocuité et la tolérabilité du docétaxel et du traitement anti-androgénique en néoadjuvant chez ces patients.
  • Comparer le délai avant la récidive locale cliniquement apparente et l’apparition de métastases chez les patients traités par ces schémas.  
  • Comparer le stade anatomopathologique de la tumeur la fréquence des métastases ganglionnaires et le taux de marges positives chez les patients traités par ces schémas.
  • Déterminer si les modifications des taux de testostérone sérique permettent de prédire la SSPb chez ces patients.
  • Déterminer, de façon prospective, si le temps de doublement du taux d’antigène prostatique spécifique (APS) est un critère de substitution valide pour évaluer le délai avant l’apparition de métastases cliniques et la survie globale chez ces patients.   

APERÇU

Il s’agit d’une étude randomisée multicentrique. Les patients sont stratifiés selon le taux de survie sans progression biochimique à 5 ans prédit par nomogramme (0­20,9 % vs 21­39,9 % vs 40­59,9 % vs > 60 %) et selon qu’ils ont reçu ou non un traitement anti-androgénique au cours des 3 derniers mois. Les patients sont répartis aléatoirement dans l’un des deux groupes de traitement. 

  • Groupe I : Les patients reçoivent de la goséréline par voie sous-cutanée ou de l’acétate de leuprolide par voie intramusculaire une fois toutes les 4 ou 12 semaines pendant 18 à 24 semaines (à compter de la date de début du traitement par le docétaxel). Ils reçoivent également du docétaxel par voie IV pendant 1 heure le jour 1. Le cycle de traitement par le docétaxel est répété toutes les 3 semaines, jusqu’à 6 fois. Dans les 60 jours suivant la fin de la chimiohormonothérapie, les patients subissent une prostatectomie radicale avec lymphadénectomie pelvienne de stadification.
  • Groupe II : Dans les 60 jours suivant la répartition aléatoire, les patients subissent une prostatectomie radicale avec lymphadénectomie pelvienne de stadification. Une fois le traitement à l’étude terminé, les patients font l’objet d’un suivi à 1 mois et à 3 mois, puis d’un suivi périodique pouvant aller jusqu’à 15 ans.

Voir cet essai sur ClinicalTrials.gov

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Ressources

Société canadienne du cancer

Ces ressources sont fournies en partenariat avec Société canadienne du cancer