Étude prospective visant à élucider les mécanismes moléculaires de la résistance clinique à la chimiothérapie chez des patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif
Il s’agit d’une étude translationnelle multicentrique visant à comprendre la résistance au traitement chez des patientes qui subissent une chimiothérapie de référence contre un cancer du sein triple négatif. Dans le contexte néoadjuvant, des échantillons de tissus provenant de la tumeur primitive seront prélevés par biopsie et mis en banque avant le début de la chimiothérapie et après la fin du traitement (au moment de la chirurgie). Dans le contexte métastatique, des échantillons de tissus provenant de lésions métastatiques seront prélevés et mis en banque avant le début de la chimiothérapie et au moment de la progression tumorale. De plus, des échantillons de sang seront prélevés avant l’amorce du traitement (au début de l’étude) et à différents moments pendant celui-ci. Tous les échantillons seront conservés à la banque de ressources biologiques.
Critère d’évaluation principal :
Critères d’évaluation secondaires :
Depuis bien des années, les mécanismes de résistance font l’objet d’études dans divers modèles expérimentaux. Toutefois, de nombreux médicaments très efficaces dans les modèles expérimentaux pour surmonter la résistance se sont révélés inefficaces ou encore d’une activité marginale dans des études cliniques préliminaires. Ainsi, au terme de décennies de recherche, la plupart des études sur la résistance aux médicaments anticancéreux sont encore principalement concentrées sur les modèles expérimentaux qui ne correspondent pas nécessairement à la résistance chez les humains. Toutefois, des études récentes ont montré que la résistance clinique se produit dans des tumeurs primitives et métastatiques qui auraient subi une évolution moléculaire importante en raison des effets du traitement et de la sélection de clones, comme il a été démontré récemment dans le cancer du sein. Le cancer du sein triple négatif est un sous-type associé à un pronostic défavorable et à une fréquence élevée de récidive métastatique précoce. En outre, aucun traitement ciblé ne s’est révélé efficace jusqu’à maintenant pour ce sous-type de cancer. L’identification des mécanismes de résistance à des traitements disponibles et la prédiction de la réponse tumorale à divers traitements permettraient donc de traiter les patientes touchées par cette forme particulièrement agressive de cancer du sein. L’objectif de cette étude est double : premièrement, mettre sur pied une biobanque d’échantillons de sang et de tissus prélevés avant le début de la chimiothérapie et à un moment déterminé (chirurgie ou progression de la maladie) sur des patientes qui subissent des traitements de chimiothérapie dans les contextes néoadjuvant et métastatique; deuxièmement, utiliser les techniques moléculaires de pointe accessibles dans plusieurs centres de recherche au Québec pour comparer attentivement ces échantillons avant et après le traitement en vue d’identifier des « facteurs moléculaires de résistance ». La découverte de ces facteurs aidera les oncologues à sélectionner les patientes qui recevront le traitement le plus avantageux et à reconnaître à quel moment ils doivent s’abstenir d’administrer un traitement particulier. Elle sera également essentielle pour réduire le risque d’effets secondaires nocifs et éviter les coûts extrêmement élevés des traitements modernes lorsqu’il est possible de prédire leur inefficacité.
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Ces ressources sont fournies en partenariat avec Société canadienne du cancer