RTOG 0920: A Study of Postoperative Radiation Therapy (IMRT) +/- Cetuximab for Locally-advanced Resected Head and Neck Cancer

Titre officiel

RTOG 0920: A Study of Postoperative Radiation Therapy (IMRT) +/- Cetuximab for Locally-advanced Resected Head and Neck Cancer

Sommaire:

Le traitement adjuvant du carcinome spinocellulaire de la tête et du cou (CSCTC) complètement réséqué est quelque peu controversé. En général, la radiothérapie postopératoire (RTPO) constitue un traitement de référence pour la plupart des cas de stade III/IV et certains cas de stade II ayant fait l’objet d’une résection. Au cours des dernières années, plusieurs essais randomisés importants ont montré que l’adjonction d’une chimiothérapie concomitante à la RTPO améliore les résultats chez certains patients. Le RTOG a mené un essai intergroupe en Amérique du Nord visant à comparer la RTPO classique associée ou non à l’administration concomitante de trois cycles d’une forte dose de cisplatine. La population de patients était composée de sujets qui avaient subi une résection complète, mais qui présentaient des marges de résection positives au siège de la tumeur primitive, plusieurs ganglions du cou atteints selon l’examen anatomopathologique ou un ou plusieurs ganglions du cou avec extension extracapsulaire. Cette étude a révélé que la chimioradiothérapie avait significativement amélioré la maîtrise locorégionale (MLR) et la survie sans récidive (SSR), mais pas la survie globale, comparativement à la RTPO seule. L’EORTC avait réalisé une étude très semblable portant sur la RTPO associée ou non à la chimiothérapie, qui montrait que la chimioradiothérapie améliorait la survie globale, ainsi que la MLR et la SSR (Bernier 2004).

Bernier et al. (2005) ont par la suite réalisé une méta-analyse des essais du RTOG et de l’EORTC. Dans cette analyse exploratoire, les principaux sous-groupes de patients ayant considérablement profité de l’adjonction de la chimiothérapie étaient ceux qui présentaient des marges de résection positives et/ou une extension ganglionnaire extracapsulaire. Les autres patients ne présentaient pas d’amélioration importante associée à l’administration concomitante d’une forte dose de cisplatine. Plus particulièrement dans l’essai RTOG 95-01, ce constat s’applique aux patients présentant de nombreux ganglions positifs (pN2) sans extension extracapsulaire. Dans l’étude de l’EORTC, il s’applique à une grande diversité de patients, notamment les patients atteints de cancers de stade T3-T4 ou N0 à l’évaluation anatomopathologique (à l’exception du cancer du larynx de stade T3, N0), d’invasion périneurale et/ou vasculaire peu importe le stade T ou de cancer de la bouche ou de l’oropharynx avec une atteinte ganglionnaire de niveau IV ou V. L’incapacité du cisplatine d’améliorer de manière importante la survie ou les autres résultats cliniques ne signifie toutefois pas que ces patients ont un très bon ou un excellent pronostic. Comme indiqué dans le tableau 1 ci-dessous, de nombreuses séries de données signalent un taux de récidive locorégionale se situant entre 15 % et 35 % chez ces patients, malgré la radiothérapie adjuvante. La majorité des patients atteints d’une récidive locorégionale ne peuvent être sauvés par d’autres traitements anti-cancéreux et meurent des suites du cancer. Le taux exact de récidive locorégionale dépend probablement de multiples facteurs, notamment le nombre de facteurs de risque cliniques présents (tels que décrits par l’Université de la  Floride), les facteurs associés au traitement (comme la qualité de la chirurgie et/ou de la radiothérapie, ainsi que le délai avant l’administration du traitement), et les caractéristiques biologiques/moléculaires, encore peu connues, des tumeurs des patients. Ces facteurs complexes compliquent la comparaison des études entre elles, en particulier des essais rétrospectifs réalisés par divers établissements sur plusieurs décennies. Un essai prospectif relativement vaste fournirait donc des renseignements précieux aux médecins et aux patients pour les aider à mieux déterminer les facteurs de risque de récidive locorégionale (et d’autres résultats cliniques) après la chirurgie et la radiothérapie.

Description de l'essai

Primary Objective

  • Test whether the addition of cetuximab to radiation therapy will improve overall survival (OS) in postoperative patients with intermediate risk following surgery

Secondary Objectives

  • Assess the impact of the addition of cetuximab to postoperative radiation therapy on the following:
  • Disease-free survival (DFS);
  • Acute dysphagia, dry mouth, skin toxicity, and other toxicities (CTEP's Active Version CTCAE) and their relationships to patient-reported outcomes at 3 months;
  • Late dysphagia, dry mouth, skin toxicity, and other toxicities (Active Version CTCAE) and their relationships to patient-reported outcomes at 12 and 24 months.
  • Tumou analysis of EGFR, specifically extent of EGFR over expression by immunohistochemical (IHC) and FISH analysis, EGFRvIII expression, as well as association of these assay data with OS and DFS;
  • Tumor analysis of HPV infection (as defined by in situ hybridization), specifically, within the cohort of patients with oropharynx cancer, to perform an exploratory analysis of the impact of HPV on DFS and OS in this patient subset;
  • Tumour DNA analyses of TP53 mutations for response prediction to cetuximab and prognosis;
  • Germline DNA analyses of polymorphic variants in EGFR intron repeat for response prediction to cetuximab.

Tertiary Objectives (Exploratory)

  • Assess the impact of the addition of cetuximab to postoperative radiation therapy on the following:
  • Local-regional control;
  • Patient-reported quality of life (QOL), swallowing, xerostomia, and skin toxicity based on head and neck specific instruments, including: the Performance Status Scale for Head and Neck Cancer (PSS-HN), the Functional Assessment of Cancer Therapy-Head & Neck (FACT-H&N), the University of Michigan Xerostomia-Related Quality of Life Scale (XeQOLS), and the Dermatology Life Quality Index (DLQI);
  • Cost-utility analysis using the EuroQol (EQ-5D).
  • To evaluate the utility of IGRT as a means of enhancing the efficacy (i.e., local-regional control) of IMRT while reducing the acute and/or late toxicity (particularly xerostomia) and improving patient-reported outcomes (particularly scores with the XeQOLS);
  • To retrospectively compare the local regional control rate for patients treated with IMRT alone (no IGRT or cetuximab) with similar patients treated with external beam radiation alone in the postoperative trial, RTOG 95-01.

Patient Population:

Pathologically proven diagnosis of squamous cell carcinoma (including variants such as verrucous carcinoma, spindle cell carcinoma, carcinoma NOS, etc.) of the head/neck (oral cavity, oropharynx or larynx); clinical stage T2-3, N0-2, M0 or T1, N1-2, M0.

Voir cet essai sur ClinicalTrials.gov

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Ressources

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